À retenir
- Casque et harnais, ajustés à la cabane et contrôlés une nouvelle fois au bord du cratère.
- Ils ne sont pas distribués pour une photo avant d'être récupérés.
- Une limite stricte au nombre de personnes pouvant se trouver simultanément dans la chambre.
- La plupart des choses que l'on vous demande de ne pas faire concernent les parois, pas votre sécurité.
Ce qui vous est fourni
Tout le nécessaire est fourni et inclus : un casque et un harnais. Ils sont ajustés dans la cabane de montagne avant la marche d'approche, une organisation judicieuse car le faire au cratère, dans le vent, serait plus long et plus froid.
Le casque est l'évidence même et n'a pas besoin d'être justifié. Vous entrez dans un espace dont le sol est entièrement constitué de matériaux tombés du plafond. Ce processus est extrêmement lent, mais face à quelque chose d'extrêmement lent, la réaction sensée reste de porter un casque.
Le harnais surprend parfois, car la plateforme est équipée d'un garde-corps et personne ne se retrouve suspendu dans le vide. Il est porté par précaution plutôt qu'utilisé comme point de suspension dans des conditions normales, ce qui est précisément l'ordre logique : l'équipement important est celui que vous portez déjà lorsqu'une situation inhabituelle survient.
Ajustés, puis contrôlés à nouveau
L'équipement est ajusté à la cabane et contrôlé une seconde fois au cratère avant l'embarquement. Deux vérifications pour un équipement que personne ne s'attend à utiliser peuvent sembler relever de la mise en scène, mais ce n'est pas le cas. Les harnais se desserrent après trois quarts d'heure de marche sur un terrain irrégulier, et un harnais desserré ne remplit plus son rôle.
C'est aussi lors de cette seconde vérification que le groupe est réparti en équipes de descente : c'est le moment où une journée commencée à vingt personnes devient quatre groupes de cinq.
Portez des vêtements par-dessus lesquels le harnais peut être enfilé. Des sangles de cuisses et une ceinture ventrale sur une grosse veste imperméable conviennent ; sur une veste légère non fermée qui flotte au vent, elles sont pénibles à ajuster, et vous devrez le faire à l'endroit le plus venteux de la journée.
Pourquoi quatre ou cinq
C'est la donnée structurelle de toute l'excursion, et elle façonne davantage l'expérience que toute autre décision prise par l'opérateur.
La plateforme accueille quatre ou cinq passagers et un guide. Il ne s'agit pas d'une simple organisation de la file d'attente, mais d'une capacité physique qui impose une limite stricte au nombre de personnes pouvant se trouver simultanément dans la chambre. Même avec le treuil en fonctionnement continu, le nombre de personnes en bas reste réduit.
La conséquence est que la chambre ne donne jamais l'impression d'être un lieu d'affluence. Pas de foule, pas de file qui défile devant un point de vue, pas d'attente pour accéder à une rambarde. Il y a seulement quelques personnes réparties sur une pente d'éboulis dans l'obscurité, dont plusieurs sont arrivées avec vous, et un guide qui s'adresse à cinq personnes plutôt qu'à quarante.
Cela explique aussi beaucoup de choses concernant le reste de la journée. La courte saison, les départs fixes et l'attente au cratère découlent tous d'une capacité de cinq personnes toutes les quelques minutes. Il ne s'agit pas d'une rareté artificielle : c'est tout simplement ce que permet l'ouverture.
Ajustement des harnais et des casques à la cabane
Le briefing
Un briefing a lieu avant la descente ; il est bref, précis et mérite toute votre attention. Il explique où se tenir sur la plateforme, quoi tenir, ce qu'il faut garder à l'intérieur du garde-corps et comment le groupe se déplacera une fois arrivé au sol.
Le point que les visiteurs sous-estiment concerne les mains. La roche à portée de main au passage de la plateforme est recouverte des mêmes croûtes minérales qui font tout l'intérêt de la chambre, et ces revêtements ne sont pas résistants. Passer la main sur une paroi pendant la descente enlève définitivement une zone de couleur, qui ne repousse pas à une échelle de temps qui ait la moindre importance.
Ainsi, la consigne de ne pas toucher ne vise pas à protéger vos doigts. Elle tient au fait que quelques milliers de visiteurs par saison, chacun passant la main sur les roches les plus accessibles, dépouilleraient les parties accessibles de la chambre en moins d'une décennie.
Les règles au sol
Une zone est délimitée par des cordes et vous devez rester à l'intérieur. C'est pour l'essentiel la seule règle, et là encore la corde protège les surfaces plutôt qu'elle n'encadre les visiteurs : la pente d'éboulis porte des croûtes et des dépôts fragiles qu'une botte détruit instantanément.
Il vous est demandé de ne rien emporter. Cela ne devrait pas avoir besoin d'être précisé, et pourtant si, car la tentation de glisser un morceau de chambre magmatique dans sa poche est manifestement forte. Le sol est le plafond, lentement, et sa quantité est limitée.
On ne jette rien, on ne laisse rien sur place et l'on évite d'éclairer les yeux des autres, simple règle de courtoisie dans un espace sombre où la vision nocturne de chacun est ce qui rend la visite possible.
Rien de tout cela n'est contraignant. Il suffit de rester dans la zone délimitée, de garder les mains pour soi et de ne pas voler le volcan.
Qui vous accompagne
Un guide descend à chaque trajet et reste dans la chambre pendant toute la visite. Avec un groupe de cinq, c'est un ratio que vous ne trouverez sur aucun autre site géologique d'un intérêt comparable.
Les guides ne sont pas là principalement pour assurer votre sécurité, même si c'est aussi leur rôle. Ils sont là parce qu'une vaste salle sombre est illisible sans quelqu'un qui sait identifier les surfaces, et la différence entre une heure à s'émerveiller et une heure à comprendre ce que vous regardez dépend entièrement d'eux.
Interrogez-les sur les surfaces d'écoulement, les bandes de couleur, la géométrie du puits ou l'histoire de l'accès. Leurs réponses valent mieux que tout ce qui est écrit, y compris sur cette page, et constituent la partie de la visite qui se prête le moins à l'augmentation du nombre de participants, donc celle dont il faut profiter.
